La lanterne chinoise, aussi appelée alquequenje ou petit cœur, Physalis alkekengi, est une plante herbacée vivace aux racines rhizomateuses. Elle atteint environ 60 à 70 cm de hauteur avec des tiges dressées et flexibles, couvertes de feuilles ovales et d’un fin duvet. Double intérêt pour le jardinier : elle se cultive comme ornement, mais ses fruits sont aussi comestibles. Ces petites baies se forment à l’intérieur du calice floral.
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Les fleurs apparaissent à l’aisselle des feuilles, petites et blanches. Elles s’épanouissent en été, puis le calice se gonfle et vire au rouge. Ce contraste entre les lanternes rouges et le feuillage vert crée un effet très décoratif.
À l’automne, quand les baies atteignent leur pleine maturité, c’est le moment de la récolte. Elles sont sucrées et riches en vitamine C. Cette plante vient du Japon, où elle s’utilise depuis longtemps en médecine traditionnelle pour soigner les affections des reins, des voies urinaires et la goutte.
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Elle préfère un emplacement bien lumineux, sans soleil direct. Le sol doit être mixte, riche et bien drainé. L’arrosage doit rester modéré mais régulier, surtout en période sèche. La multiplication se fait par semis ou par division des touffes et rhizomes. Au printemps, semez en pleine terre à environ 6 mm de profondeur. Espacez les graines de 30 cm sur la ligne et de 70 cm entre les lignes.
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Pour l’usage comestible, privilégiez la variété Alkekengio edulis. La récolte se fait en été-automne, quand les fruits sont mûrs et sucrés. Utilisez-les pour préparer des confitures, des conserves, ou pour garnir salades et gâteaux. La lanterne chinoise est robuste face aux maladies, mais soyez vigilant au drainage : l’excès d’humidité provoque la pourriture des racines.
